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Lundi 24 Novembre 2003 :

Et si votre enfant était homosexuel ?

Invités:

 
 

Alain SIGOT,

président de l'association CONTACT Aquitaine: Parents, familles
et amis de gais et de lesbiennes.

Barthélémy ALATA

de l'antenne toulousaine de l'association CONTACT.
Etudiant en BTS "Conseiller économie sociale et familiale".

Gabrielle WILL

représentant l'association Arc en ciel: Accueil, Information:
Homosexualités, Bisexualités, Identités de Genre et Ami-e-s

 

 

 

Compte rendu du débat

L’animateur était Jean-Michel Pugnière, étudiant en psychologie.

L’animateur Jean-Michel Pugnière

  • Présente les divers intervenants.

Gabrielle Will

  • L'association ARC EN CIEL accueille des homosexuels, des bi-sexuels et des ami(es). Hommes et femmes peuvent venir même les hétérosexuels qui pensent qu'il y a un travail à faire;
  • Leur projet depuis 2001 à Toulouse est d'avoir une maison des associations. Douste-Blazy y est favorable mais il n'y toujours pas de local. En France existent divers centres mais rien en Midi-Pyrénées ni dans le Sud en général.
  • Pourquoi ouvrir un tel lieu et pourquoi il manque ? L'homosexualité est un fait mais des gens peuvent la vivre très bien ou être très seuls. Il faudrait casser cet isolement et créer des liens.
  • L'association essaie de se faire connaître à l'extérieur en organisant des séances de cinéma dans les salles de la ville ou des débats dans divers lieux. Une permancence existe dans une salle prêtée par la mairie depuis mars 2003.

Alain Sigot

  • CONTACT est une association loi 1901 aussi, un peu atypique. C'est un rassemblement de parents et d'amis d'homosexuels. Créée à Paris en 1993, elle s'adressait d'abord aux homosexuels, elle appartient désormais également aux familles d'homosexuels qui viennent dialoguer.
  • CONTACT propose une aide aux familles au moment du "coming out", appelé autrefois "la sortie du placard" qui se fait de plus en plus jeune maintenant. Mais autant de parents, autant de réactions. Et par le dialogue, les choses se passent un peu mieux.
  • Les parents quand ils sont face à un "coming out" sont assaillis de clichés négatifs et culpabilisent : " qu'est-ce que j'ai raté dans l'éducation de mon enfant ?" Cela peut aller pour certaines familles jusqu'à la rupture, en tout cas des tensions se créent.
  • A CONTACT par le dialogue, les familles posent des questions. Il n'y a pas de psychologues ou de psychiatres mais d'autres parents, d'autres homosexuels ou des hétérosexuels qui sont à l'écoute. Le dialogue a pour fonction de rééquilibrer une famille pour éviter les grands fléaux sur lesquels va tomber un jeune mis à la porte de chez lui.
  • Le taux de suicide chez ces jeunes-là est très important. Ces suicides sont dûs à la propre homophobie du jeune homosexuel qui ne s'accepte pas et à l'homophobie de son environnement ou au rejet de sa famille.
  • Les moyens pour aider les familles sont l'écoute téléphonique, les réponses par mails, les entretiens individuels. Les parents ont imaginé leur enfant de telle façon. Il faut qu'ils fassent leur deuil et redécouvrent celui-ci tel qu'il est vraiment. Et la famille peut se reconstruire dessus.

Barthélémy Alata

  • L'homophobie est dans la société. Les affiches du débat ont gêné certaines personnes.
  • Des brochures réalisées au niveau national permettent de faire connaître l'homosexualité des jeunes "Notre enfant est homosexuel".

Intervention

  • Quels moyens avez-vous pour vous faire connaître?

Alain Sigot

  • A CONTACT Aquitaine, nous demandons des subventions, nous faisons des annonces dans les journaux, les radios, nous avons un site sur Internet, nous nous adressons aux missions locales, aux hôpitaux. Pour passer à la tv, c'est plus difficile car on peut être reconnu et à cause de l'homophobie cela peut nuire dans le travail ou auprès de connaissances non averties. Et puis la tv avec les montages peut parfois déformer nos paroles. D'autre part, certains journaux soutiennent.

Intervention d'une enseignante

  • En tant qu'enseignante, elle est confrontée à des familles en difficulté par rapport à cette question, ou à des élèves en demande d'informations.

Alain Sigot

  • Il est très difficile d'entrer dans l'Education Nationale. On peut toucher les parents par la FCPE plus réceptive que la PEEP.

Jean-Michel Pugnière

  • A contacté une personne du rectorat de Toulouse au nom de CONTACT Haute-Garonne et d'ARC EN CIEL car ce sont des associations agréées Jeunesse et éducation populaire. Il y a un travail engagé sur l'homophobie en milieu scolaire. Des informations devraient bientôt être données par la rectrice.
  • Il existe effectivement des réticences et il est difficile de communiquer hors des réseaux ou bien des journaux ou des médias favorables. "Intra muros" distribué dans les FNAC donne des informations mais une personne a mis un an pour trouver l'information qu'elle cherchait.

Gabrielle Will

  • Une maison des associations donnerait une visibilité et pourrait être un relais.

Intervention

  • Confrontée à l'homosexualité de son enfant, une famille ne va-t-elle pas d'abord rechercher un psy?

Alain Sigot

  • C'est vrai que dans la plupart des familles, le réflexe va être de s'adresser à un psy ou d'abord au médecin de famille car ils considèrent que leur enfant fait un mauvais choix ou est victime d'un entraînement. Le médecin va réagir de deux manières différentes selon qu'il connaît le problème, ce qu'est l'homosexualité ou pas. Dans le premier cas, il essaiera d'apaiser la famille ou de lui faire connaître une association comme CONTACT, dans le second cas, il dirigera la famille vers un psychiatre. Or, depuis 1987, l'homosexualité n'est plus considérée comme une maladie psychiatrique.
  • Quand il s'agit du jeune lui-même qui ne s'accepte pas, on est plus proche du domaine médical car il risque de faire une tentative de suicide ou de passer à l'acte. C'est plus grave.
  • D'autres familles font appel aux amis, aux voisins ou au conseil de famille et en arrivent à mettre le jeune à la porte.
  • Des jeunes se plaignent de harcèlement psychologique dans les appels téléphoniques qu'ils adressent à l'association. Ils voudraient même porter plainte contre leurs parents car souvent ils sont écartés délibérément de repas de famille ou privés d'argent de poche au contraire de leurs frères ou soeurs. Ce sont ces jeunes qui craquent sous la pression de leur famille.

Intervention

  • Il peut être très dur pour des parents de franchir la porte d'une maison des associations. A Bordeaux, il faut passer devant une salle qui est un bar avec des homosexuels. Cela renvoie les parents à des clichés négatifs.

Alain Sigot

  • Il faut commencer par casser les représentations des parents

Gabrielle Will

  • Il ne suffit pas d'attendre que les parents viennent dans un maison des associations, il faut aussi que les associations se déplacent pour que les gens voient que les homosexuels sont des gens normaux. ARC EN CIEL crée ainsi des événements. C'est vrai que pour une personne hétérosexuelle, aller dans un lieu où il n'y a que des homosexuels, c'est très difficile.

Jean-Michel Pugnière

  • On note donc des difficultés autour du "coming out". Mais l'homosexualité en général est-elle entrée dans les moeurs ? Il y a le PACS...

Intervention d'une enseignante de biologie

  • Dans l'Education nationale, ce problème est tabou. Quand on est enseignant, on n'est pas le parent, on n'a pas l'information dans ce sens-là.

Alain Sigot

  • Vous devez avoir peur d'être accusée par les parents de contaminer l'élève.

Intervention (enseignant de Lettres)

  • Informer ou non ? Ce n'est pas trop le problème. En classe, il ne faut surtout pas diaboliser. En Français, on peut présenter des auteurs et dire qu'ils étaient homosexuels : Proust, Montherland, etc. Les élèves font alors des remarques. C'est récent que l'on parle des écrivains ainsi. Autrefois, on ne le disait pas ouvertement. Aujourd'hui, cela n'apparaît pas comme une tare mais l'homophobie existe quand même chez les ados.

Intervention (enseignante de biologie)

  • Les choses ont évolué. Les élèves viennent en parler.

Gabrielle Will

  • Mais dans les livres de biologie en quatrième et ensuite au lycée, on trouve de tout : la reproduction, les maladies transmissibles, même le sida, l'éducation sexuelle mais on ne parle jamais de l'existence de l'homosexualité.
  • Les choses ont évolué, oui : les célébrités disent leur homosexualité car ils ont les moyens culturels. Mais dans les banlieues et les villes c'est différent. Les choses ont évolué mais ce n'est pas gagné.

Jean-Michel Pugnière

  • Il y a plus de visibilité. En parallèle, des lignes comme "SOS homophobie" ont recensé une recrudescence des cas.
  • C'est vrai qu'il y a encore vingt ans, l'homosexualité était vue comme une maladie psychiatrique et comme un fléau social comme la tuberculose.

Alain Sigot

  • L'homosexualité est devenue banale dans les médias, les films, les livres mais pas au niveau de la famille ni de l'entreprise et surtout de la petite entreprise.

Intervention

  • Un mouvement culturel s'inverse. Dans un feuilleton qui est passé ce week-end, l'homosexuel était le héros du film, industriel résistant et chef de la Résistance. On le voyait vivre avec son ami alors qu'il était marié pour des raisons de convenances.

Intervention

  • Et surtout il n'était pas montré de la façon caricaturale dont on présente les homosexuels en général : gestes, postures, etc. Il était un homme normal.

Intervention

  • Il faut faire attention car on constate dans l'Histoire des périodes d'évolution et des périodes de régression. En Allemagne, avant Hitler, les homosexuels étaient bien considérés.

Alain Sigot

  • Il ne faut pas non plus confondre pédophilie et homosexualité. Une rumeur veut que l'homosexuel ira automatiquement avec des enfants, ce qui est faux. Les pédophiles sont des hétérosexuels.

Intervention

  • A quel âge un jeune peut se déterminer ? Et s'il a moins de seize ans, peut-il aller avec se pairs ou également avec des adultes ?

Gabrielle Will

  • Mais quel est donc l'âge légal du premier rapport homo ou hétéro ? 15 ans, c'est la même chose. Vous faites allusion au détournement de mineur mais c'est pareil pour les hétéros.

Jean-Michel Pugnière

  • L'âge légal n'est pas le même dans tous les pays. Il n'y a pas d'uniformisation en Europe.

Alain Sigot

  • Un professeur en psychiatrie du Centre de Bordeaux qui recueille les taux de suicides a fait une conférence récemment où il déclarait que la pré-adolescence commençait maintenant à 7-8 ans. On peut faire le "test de la biscotte" : manger une biscotte face à son enfant de 7-8 ans. S'il réagit en disant : "arrête, tu fais trop de bruit!", c'est qu'il est entré dans la phase pré-ado. C'est le bruit de votre organisme interne qui le gêne parce qu'il quitte le monde de l'enfance et qu'il sent qu'il y a une différence entre lui et ses parents.
  • Les homosexuels quand on les interroge disent qu'ils ont commencé à l'être à 7-8 ans. Ils n'en avaient pas conscience à ce moment-là mais le pensent avec le recul. Ils ressentaient une certaine attirance pour le même sexe.
  • A l'adolescence, soit le jeune s'accepte, soit il rejette son homosexualité ou bien il est bisexuel. De toutes façons, tous, nous sommes un peu des deux mais certains sont à la limite.

Intervention

  • Les parents ne pourraient-ils pas s'inquiéter de la pratique du sport par leurs enfants ? La pratique du sport n'est pas mixte, les vestiaires... le corps à corps au rugby... C'est dit par provocation bien sûr mais...

Gabrielle Will

  • Certaines choses effectivement se défoulent.

Jean-Michel Pugnière

  • Dans ses études de psycho, il a noté que les personnes seraient à la naissance bisexuelles mais qu'ensuite toute la société est construite pour les amener à être hétérosexuelles. C'est la culture qui oblige à faire le choix hétérosexuel. Des personnes très vite se positionnent par rapport à cette norme. C'est un choix inconscient en relation avec l'éducation, une façon de ne pas entrer dans le moule qu'on impose à tous.
  • Les pulsions homosexuelles refoulées chez les hétérosexuels peuvent ressortir dans la pratique des sports par exemple.

Intervention

  • Les soldats d'Alexandre Le Grand allaient par deux car ils étaient amants.

Intervention

  • Une personne qui a des pulsions homosexuelles refoulées va mettre en oeuvre un mécanisme de défense et peut devenir très homophobe.

Gabrielle Will

  • Pouvant aller jusqu'au viol d'homosexuels!

Intervention

  • Education à la source ou pas ? La psychologie est dans l'incertitude.

Alain Sigot

  • Les archéologues montrent que l'homosexualité existait dans des civilisations très anciennes. Quand on dit que ça a trait à l'éducation, il y a un doute car on aurait trouvé la clé depuis le temps. Non, il s'agit d'une loterie. On naît homosexuel.

Gabrielle Will

  • S'il existait une pilule bleue pour avoir un garçon et une pilule rose pour une fille et une pour supprimer les homosexuels, le monde serait trop triste. L'association ARC EN CIEL est pleine de couleurs.
  • Il ne faut pas confondre non plus homosexualité et inceste entre frères et soeurs.
  • Il y a eu une évolution : actuellement la mode masculine est plus colorée. Les filles portent des treillis, ce qui aurait été impensable il y a quelques années.
  • Mais les parents continuent à se dire : "Qu'est-ce qu'on a raté en tant que parent ?" Il faut enlever cette culpabilité car quel est le but des parents dans la vie ? Voir leur enfant heureux. Est-ce en faire un parfait hétérosexuel?

Intervention

  • On a parlé en termes de raison et non d'animalité. Ce qui inquiète les parents, c'est que leurs enfants ne pourront pas se reproduire. Il faut comparer avec la plante qui a besoin de transmettre ses gènes. C'ette crainte est de cet ordre.

Gabrielle Will

  • Oui, une mère dit : "je suis parent, j'aimerais être grand-mère!" Il faut donc qu'elle fasse le deuil de ce qu'elle avait projeté.
  • Le droit à l'adoption n'est pas passé. Mais cet enfant aura-t-il des grands-parents? Il y a l'insémination artificielle mais pas en France. Des couples hétéros ne veulent pas avoir d'enfants mais des couples d'homos disent leur désir d'enfant. Il pourrait y avoir d'autres sortes de familles.
  • Une femme célibataire peut adopter un enfant mais pas deux femmes homosexuelles. Or, les psychologues disent que l'enfant a seulement besoin de deux adultes référents.

Alain Sigot

  • Ce qui bloque aujourd'hui, c'est le lien de filiation. Les députés devront accepter qu'une famille se compose autour de l'enfant ou plusieurs qui composent une famille sans lien de filiation.

Intervention

  • On en est arrivé de façon amusante à "Et si mes parents étaient homosexuels ?" Le débat a été retourné

Barthélémy Alata

  • Pourquoi l'homosexualité gêne ? On est dans la société, donc homophobe. On est gêné lorsqu'on est concerné. Si on voit deux hommes qui échangent de la tendresse, cela bouleverse la vision de la vie et de l'agressivité supposée des hommes.

Jean-Michel Pugnière

  • Comment réagit la famille ? Et pourquoi ? Il y a ici deux parents d'un enfant homosexuel.

Intervention des parents

  • Sur les deux garçons, de 34 et 27 ans, celui de 34 ans a fait son "coming out" il y a quatre ans. La mère a confondu pédophilie et homosexualité et a très mal pris la chose. Puis elle a accepté car CONTACT l'a aidée à avancer.
  • La démarche qui consiste à aller vers les associations est difficile mais on a besoin de parler.

Intervention

  • Une cousine dont le fils unique est parti avec un homme a fait une dépression. Cette situation peut être très mal vécue et causer des dommages très graves

Alain Sigot

  • Oui, parce que la famille est déséquilibrée à ce moment-là. Mais le pire, c'est le mur du silence. Un jour, un enfant part sans donner signe de vie. Inverse est vrai aussi : les parents acceptent mais n'en parlent jamais, ne demandent pas des nouvelles de l'ami ou de l'amie. Ce silence est insupportable mais il est difficle pour l'association d'aller agresser la famille.
  • Les suicides sont très importants chez les jeunes homosexuels, de l'ordre de 25%.

Gabrielle Will

  • Il y a moins de problèmes à la campagne qu'en ville. Deux lesbiennes sont allées s'installer à la campagne et les villageois les ont bien intégrées.
  • Une grand-mère hétérosexuelle a dit à sa petite-fille "Fais de ta différence une force". Il faut dire qu'elle sortait de la déportation.

Intervention d'une enseignante en biologie

  • Comment aider les jeunes en questionnement ? Pour qu'ils trouvent leur place ? Car ils viennent discuter avec les profs de biologie.

Intervention d'un enseignant de lettres

  • En français, aussi, ils parlent et viennent se confier.

Barthélémy Alata

  • Les associations comme CONTACT ou ARC EN CIEL sont des lieux où le jeune peut trouver des réponses ou "Santé-Jeunes" comme lieu d'écoute, à condition que l'interlocuteur écoute et sans a priori. On peut contacter "Ligne Azur"également qui est un numéro gratuit.

Intervention

  • Je ne conseille pas "Santé-Jeunes" parce que ce sont des médecins qui ne connaissent pas toujours la question.

Intervention d'une enseigante de biologie

  • Un élève qui vient plusieurs fois poser des questions. On peut tout imaginer et on ne sait pas quoi dire.

Gabrielle Will

  • Pour ne pas faire d'erreur, quand un jeune vient, c'est lui qui en définitive fera son choix. Lui dire : "C'est ta vie, moi je ne sais pas mais ce n'est pas la fin du monde si tu es homosexuel(e)." Cela peut l'aider.

Jean-Michel Pugnière

  • Si ce jeune fait cette démarche, c'est que certainement, il est homosexuel. Il n'y a pas lieu de lui dire : "Ce n'est rien, c'est un passage", comme s'il s'agissait d'une maladie passagère.
  • Les parents s'ils se doutent, peuvent aussi provoquer le "coming out" car certains jeunes n'osent pas parler à leur famille.
  • En conclusion, les associations comme CONTACT ou ARC EN CIEL ont intérêt à se faire connaître pour aider ces jeunes et leur famille. Une réunion comme celle-ci avec Café'In a permis le dialogue et a montré que les homosexuels de l'assistance sont des personnes comme les autres, avec leur richesse.

              • Compte rendu du débat par Nadine Lanneau, secrétaire de Café’In

Contact Haute-Garonne : Association agéée par l'Etat Jeunesse Education Populaire

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Contact Aquitaine : Association agéée par l'Etat Jeunesse Education Populaire

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